Accédez au site du 205 GTI Club de France

Forum du 205 GTI Club de France

Le forum des passionnés de la bombinette Sochalienne d'origine
Nous sommes le Sam 21 Sep 2019 06:50

Heures au format UTC + 1 heure [ Heure d’été ]




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 3561 messages ]  Aller à la page Précédente  1 ... 70, 71, 72, 73, 74, 75, 76 ... 238  Suivante
Auteur Message
MessagePosté: Lun 11 Juin 2018 17:18 
Hors ligne
Forumeur
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Mar 26 Sep 2006 22:03
Messages: 1094
Localisation: Katowice (PL), Elbeuf (76)
je suis amoureux, ca croche quand tu veux, ca glisse quand tu veux ....le pied quoi.

En plus j'avais carte blanche du proprio donc Gazzzz :) ...sur route fermee, le top quoi

Top sensation :down: :down: :down:

_________________
un pour un tous bourrin
Ma 1.9 AM88 en restau ---> ICI
30 ans de la GTI a Katowice (PL) --> ICI


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: Lun 11 Juin 2018 20:32 
Hors ligne
Forumeur
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam 16 Jan 2010 12:09
Messages: 14891
Voilà l'un des dernier joues automobile où on ressent tout, voir plus, le tout en respectant les limitations de vitesses!
Ces répliques sont en général soldes mécaniquement et relativement abordables, peut être qu'un jour... :angel:

_________________
Numéro 535!


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: Lun 11 Juin 2018 20:33 
Hors ligne
Forumeur
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam 16 Jan 2010 12:09
Messages: 14891
A Montlhery...

"Renault Fregate Coupé Chapron."

Image

Image

"Le docteur Chapron vous salue bien."

Pas facile pour les grands couturiers de l'automobile de survivre après la seconde guerre mondiale, l'économie en berne et la généralisation des caisses monocoques feront couler la plupart des officines qui connurent leur gloire dans l'entre deux guerres. Chapron va réussir toutefois à s'en sortir comme on l'a vu sur la DS et ses dérivés coupé et cabriolet ainsi que certaines berlines.
Et pour le coup, pas de jaloux, même Renault aura droit à une version coupé de sa grande berline, la Fregate qui pourtant ne rencontre pas un succès fulgurant. Sa ligne sans grand charme et surtout ses moteurs faiblards ne lui faciliteront pas la tâche. Dommage car la grande berline de la régie avait bien des qualités autres, habitable, lumineuse, confortable et dotée d'une vaste soute, elle était une familiale qui répondait largement aux attentes des familles qui se multiplient à cette époque.
En 1954 Letourneur et Marchand et Chapron reçevront leur premières coques équipées du moteur 2.0 litres de 55 chevaux réputé pour son indolence. Le travail de Chapron est un gros chantier, il consistera à décapiter la voiture et recarrosser toute la partie arrière pour au final voir naître une version sans extravagance mais plutôt harmonieuse de notre brave Fregate qui ici dans sa livrée bicolore grise ne manque finalement pas d'allure.
Si l'avant ne dupe personne, c'est qu'il est entièrement conservé. Avec sa large grille de calandre chromée, ses phares en bouts d'ailes et ses formes joufflues, elle fait référence aux standards Américains qui sont la norme depuis longtemps et le resteront encore jusque dans les années 60. Ensuite, on découvre la réalisation du maître de la carrosserie qui franchement réussi un vrai tour de force. Si je trouve que sur les coupés DS le résultat est discutable, avec cette Fregate je félicite la transformation tant elle me semble cohérente et limpide. Le dessin du pavillon est un vrai tour de force, d'ailleurs il reprends celui des coupés DS du même auteur avec cette vitre de custode dont la découpe semble attirée par celle de la grande lunette arrière. La légère déclivité du toit dynamise sans excès gratuit ni vulgarité le style de la voiture et la lunette très large allège ce toit qui semble si délicat et qui avec cette nuance bicolore s'harmonise à merveille avec le reste de l'auto.
Les ailes arrières sont gigantesques et pourtant "ça passe crème" comme diraient les plus jeunes. L'astucieuse moulure en inox devant le passage de roue est un joli subterfuge qui soulage le regard et les deux ailerons accueillant les feux verticaux me rappellent une auto...mais si, regardez bien cette vue des 3/4 arrière avec la malle qui plonge entre les deux ailes, oui, l'Aston Martin DB5! Bon, Bubu s'excite un peu mais avouez qu'il y a quand même un truc.
A bord rien ne change mais c'est toujours le cas de ce type de modèles, ça fleure bon l'après guerre avec cette planche de bord en tôle peinte et son volant en bakélite blanc. L'ensemble est austère à souhait mais Chapron à toujours le bon goût d'offrir à ses modèles une sellerie en cuir de haute qualité. Notre modèle était équipée également de la boite de vitesse "Transfluide" apparue en 1958, le même millésime que notre coupé. Il s'agit d'un système semi automatique à convertisseur de couple assez complexe disposant même d'un sélectionneur de gammes (Ville/Route, Montagne, Neutre, Exceptionnel, Recul et Parking) que le conducteur peut changer à loisir. Inspiré par la production Américaine, cette transmission fera bien parler d'elle sans toutefois convaincre une clientèle toujours réticente à ce type de transmission.
25 Exemplaires sortiront de la petite manufacture de Levallois Perret entre 1954 et 1958, mais on évoque aussi les chiffres de 49 où 60 modèles, en tout cas 4 sont encore roulants et il en aurait été répertorié 6 modèles survivants.
Notre version est l'une des dernières fabriquée, elle date de 1958 et a été entièrement restauré en 1995, elle est donc équipée du moteur 2.1 litres "Étendard" de 77 chevaux aidé par une pipe d'admission "Autobleu" qui lui offre tout pile 80 chevaux. Hélas avec une vitesse de pointe de 135 Km/h, notre belle Fregate faisait un peu pitié pour ses piètres performances, son éternel pêcher mignon.

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

_________________
Numéro 535!


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: Lun 11 Juin 2018 22:04 
Hors ligne
Forumeur
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam 10 Nov 2012 22:36
Messages: 6071
Lebubu a écrit:
A Montlhery...

"Renault Fregate Coupé Chapron."

Image

Image

Le dessin du pavillon est un vrai tour de force, d'ailleurs il reprends celui des coupés DS du même auteur avec cette vitre de custode dont la découpe semble attirée par celle de la grande lunette arrière.
Les ailes arrières sont gigantesques et pourtant "ça passe crème" comme diraient les plus jeunes. L'astucieuse moulure en inox devant le passage de roue est un joli subterfuge qui soulage le regard et les deux ailerons accueillant les feux verticaux me rappellent une auto...mais si, regardez bien cette vue des 3/4 arrière avec la malle qui plonge entre les deux ailes, oui, l'Aston Martin DB5! Bon, Bubu s'excite un peu mais avouez qu'il y a quand même un truc.



Les premières Fregate transformées par Chapron sortiront en 1954 et la production s'arrêtera en 1958, c'est donc plus le toit de la Frégate qui sera repris sur les DS coach "Le Paris" préparés par Chapron à partir de 1958-1959.
Image
Bon, en fait Chapron a aussi repris ce style sur d'autres voitures d'autres marques comme ce coach Peugeot 403 de 1957:
Image

Une évolution en 1956, les ailes arrières et le coffre repris de la berline sont modifiés comme sur l'exemplaire que tu nous montres, ce qui modernise la voiture. ;)
Frégate Chapron 54-56 1ère version:
Image

_________________
C'est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous.....


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: Mar 12 Juin 2018 04:49 
Hors ligne
Forumeur
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam 16 Jan 2010 12:09
Messages: 14891
Encore d'excellentes illustrations, je n'avais jamais entendu parler de ce coach 403! :pouce:
J'aime bien aussi le second coupé Fregate, qu'est il devenu par contre... :heu3:

_________________
Numéro 535!


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: Mar 12 Juin 2018 04:50 
Hors ligne
Forumeur
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam 16 Jan 2010 12:09
Messages: 14891
A Retromobile...

"Facel Vega FV3."

Image

Image

"Fierté nationale."

Cela fait 64 ans que Facel Vega est né, en 1954. Le premier modèle conçu par Jean Daninos fût la superbe "FV1" qui donnera à tous les modèles un look unique que la gamme conservera jusqu'à sa fin prématurée. Avec sa calandre si spécifique, Facel Vega affirme clairement son identité et offre une image forte d'une France encore capable de fabriquer des automobiles d'exception.
Ces voitures sont des coupés et quelques cabriolets très luxueux, réalisés à la main et avec les matériaux les plus nobles, ces modèles n'affichent aucun complexe face à des marques à la réputation établie depuis des décennies. En quelque sorte, Facel Vega prends le relais de Delahaye qui meurt la même année mais qui n'aura pas réussi à passe le cap compliqué de l'après guerre. Une période qui verra aussi l'extinction de Talbot et Delage aussi, paix à leur âme.
Daninos à opté pour un excellent compromis mécanique. Pour les faire rouler, elles sont équipées de blocs Américains solides et coupleux à souhait, des V8 Chrysler se révélant parfaitement en accord avec la philosophie de la voiture. Sur la "FV1" il sort d'abord 180 puis 200 chevaux. Ces moteurs permettent d'économiser une lourde et onéreuse conception et ils sont d'une fiabilité de camion.
Le succès est au rendez-vous et malgré des prix élitistes, les Facel Vega "FV1" se vendent assez bien et trouvent leur clientèle, certaines partent même aux USA. Pour se faire une idée, une Renault 4CV coûtait 458.000 francs alors qu'une "FV1" en valait 2.873.000!
La "FV2" arrive en 1955, c'est une sorte d'amélioration du modèle original, on parlerait aujourd'hui de mise à jour. Le look est le même mis à part le pare-brise panoramique qui est désormais la norme. Le V8 voit sa puissance passer de 200 à 250 chevaux. C'est aussi à cette occasion qu'est inauguré pour la première fois la décoration façon ronce de noyer des tableaux de bord, c'est en réalité un trompe l’œil car ils sont peints à la main par de véritables artistes, saisissant de réalisme! On le voit ici, l'ambiance intérieure des Facel Vega est exceptionnelle, elles sont aussi séduisantes dehors que dedans.
En 1956 le bloc Chrysler est encore plus puissant avec 285 chevaux, elle devient "FV2B".
Quelques moi plus tard sort la "FV3", vous l'avez compris il s'agit là encore d'une "simple" évolution du modèle emblématique de la marque Française. Si le V8 ne sort plus que 200 chevaux, le style prend définitivement sa "patte" avec sa large calandre et ses épaisses moustaches, signe distinctif et indissociable de la marque de Colombes. On note également les doubles optiques superposés, sur la "FV1", le bas était réservé à un anti-brouillard rectangulaire placé dans un enjoliveur chromé.
La "FV3B" se dévoile en 1957, le moteur Chrysler passe à 5.0 litres et affiche désormais 253 chevaux, elle dépasse le cap symbolique des 200 Km/h la luxueuse GT n'a aucun complexe, c'est la meilleure voiture Française de son époque, un rêve pour tous. mais attention, ce n'est pas une sylphide, avec plus de 1660 kilos sur la bascule, la grosse GT "Made in France" se montre plus à son aise sur les grandes voies rapides que sur les lacets montagneux, on trouve là encore une partie de son esprit "USA".
La suite logique de l’évolution est la "FV4" naissant en 1957, en réalité elle n'a rien de franchement nouveau, c'est un modèle destiné au marché Nord Américain qui met en avant ses mécaniques les plus puissantes. On y trouve le V8 Chrysler qui aura deux cylindrées, un 5.8 litres de 340 chevaux et un 6.2 litres de 375 chevaux, la fine fleur de la série, un must aussi pour les amoureux de la marque. Bardée de chromes et équipée de luxueuse manière, cette fabuleuse GT à hautes performances offrait un habitacle somptueux, un véritable boudoir au style Britannique.
Paradoxalement, on en croise assez souvent sur les salons. Pourtant le belle a été vendue en petite quantité mais ces voitures de prestige terminent rarement leur vies à la casse si bien que la "FV3" est devenue moins rare que certaines modèles populaires dont l'immense majorité à été détruite.
Produite deux années, en 1957 et 1958, il s'en sera vendu 138 exemplaires.
Le modèle exposé ici est une "FV3" de 1957. Ce bijou ne cesse de provoquer l'admiration. Sa ligne est sublime, à la fois majestueuse et sportive. Chaque détail a fait l'objet de tous les soins, de la typique calandre aux feux arrières intégrés aux ailes et arborant un "V" majuscule encore plus visible de nuit. Les chromes sont justement proportionnés et les finitions sont superbes.
Dedans, c'est le luxe à la Française comme on en fait plus. Le cuir est sublime, la planche de bord peinte en bois est somptueuse et le tout est disposé avec soin et adopte de magnifiques commandes en chrome et inox. N'oublions pas l'équipement fabuleux, enfin des vitres électriques dans une voiture Française! En 1957, Facel Vega en produira 48 exemplaires.
Celle-ci fut livrée neuve en Suisse, à Genève exactement. Elle a été récemment restaurée su sol au plafond, elle dispose de la boite automatique à touches ainsi que de superbes roues "Robergel" optionnelles.
Estimée entre 120.000 et 180.000€, elle se vendra à Retromobile 196.680€.

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

_________________
Numéro 535!


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: Mar 12 Juin 2018 13:23 
Hors ligne
Forumeur
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam 10 Nov 2012 22:36
Messages: 6071
:hello: :love: :love: :love: :fonsde: :fonsde: :urge: :urge: :yep1: :yep1:
Qu'est-ce qu'elle est belle, une merveille cette voiture qui m'a toujours fasciné depuis que je suis petit :pouce: Une vraie jouissance oculaire cette FV3 :D ;)

_________________
C'est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous.....


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: Mar 12 Juin 2018 14:16 
Hors ligne
Forumeur

Inscription: Ven 26 Juin 2009 20:31
Messages: 235
Localisation: Béarn-Sud-Ouest-France
Moi aussi, toutes les Facel.
Voici le genre de lecture qui a bercé mon enfance. Ici Gil Jourdan, la Voiture Immergée, de Tillieux.

Image

_________________
Peugeot 205 GTI Griffe
Renault Laguna I V6 24V


Dernière édition par Michel64 le Mar 12 Juin 2018 17:53, édité 1 fois.

Haut
 Profil  
 
MessagePosté: Mar 12 Juin 2018 15:24 
Hors ligne
Forumeur
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam 10 Nov 2012 22:36
Messages: 6071
:hello: Ah! Oui, j'étais plutôt "pieds Nickelés" :love: mais je l'ai lu aussi, mais un peu plus tard; j'ai redécouvert Gil Jourdan lorsqu'ils l'ont republié en version de poche dans les années 80, cet album en particulier... Il faut que je parte à la recherche de cet épisode qui doit "trainer" dans mes archives :heu3: lol Dans cet épisode c'est une FV2 d'après les spécialistes (Voir les phares) ;)

_________________
C'est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous.....


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: Mar 12 Juin 2018 16:12 
Hors ligne
Forumeur
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam 16 Jan 2010 12:09
Messages: 14891
baby-boomer a écrit:
:hello: :love: :love: :love: :fonsde: :fonsde: :urge: :urge: :yep1: :yep1:
Qu'est-ce qu'elle est belle, une merveille cette voiture qui m'a toujours fasciné depuis que je suis petit :pouce: Une vraie jouissance oculaire cette FV3 :D ;)

Ah oui, à ce point? lol
Mais c'est vrai qu'elle à vraiment tout pour elle! :pouce:

_________________
Numéro 535!


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: Mar 12 Juin 2018 16:13 
Hors ligne
Forumeur
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam 16 Jan 2010 12:09
Messages: 14891
Michel64 a écrit:
Moi aussi, toutes les Facel.
Voici le genre de lecture qui a bercé mon enfance. Ici Gilles Jourdan, la Voiture Immergée, de Tillieux.

Image

Je ne connais que de nom, c'est une voiture récurrente de la BD?

_________________
Numéro 535!


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: Mar 12 Juin 2018 16:15 
Hors ligne
Forumeur
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam 16 Jan 2010 12:09
Messages: 14891
baby-boomer a écrit:
:hello: Ah! Oui, j'étais plutôt "pieds Nickelés" :love:

Oh génial, Croquignol, Ribouldingue et Filochard, j'adorais ça mais en version "René Pellos". :pouce: J'en ai un bon paquet.
Le premier que mes parents m'avaient achetés en vacances à Sanary dans un magasin "Unico" était "Les Pieds Nickelés cascadeurs", bah oui, il y avait une voiture en illustration!
Depuis, je suis resté fan!

_________________
Numéro 535!


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: Mar 12 Juin 2018 19:56 
Hors ligne
Forumeur
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam 10 Nov 2012 22:36
Messages: 6071
Lebubu a écrit:
baby-boomer a écrit:
:hello: Ah! Oui, j'étais plutôt "pieds Nickelés" :love:

Oh génial, Croquignol, Ribouldingue et Filochard, j'adorais ça mais en version "René Pellos". :pouce: J'en ai un bon paquet.
Le premier que mes parents m'avaient achetés en vacances à Sanary dans un magasin "Unico" était "Les Pieds Nickelés cascadeurs", bah oui, il y avait une voiture en illustration!
Depuis, je suis resté fan!
:hello: :koi1: :koi1: Lebubu, on était fait pour se croiser... :jap:
Âgé de 7 ans, en vacances avec ma mère à l'Ile d'Oleron (mon père nous avait déposés début juillet en camping pour repartir travailler et venir nous rejoindre en août...2 mois de vacances :yep1: :yep1: ) j'ai trouvé dans le sable de la plage un billet de 5 francs (un Pasteur), belle petite somme à l'époque. On a amélioré l'ordinaire et on s'est acheté des céteaux (petites soles) pour manger et comme je venais d'apprendre à lire j'ai eu droit à ma première BD, "Les Pieds Nickelés diseurs de bonne aventure" :pouce: (1franc50 centimes je me le rappelle) J'ai adoré le dessin de Pellos ( Avec ce style inimitable qui est le sien :pouce: :pouce: ), je me suis acheté ensuite tous ceux que j'ai trouvés (J'en ai un paquet moi aussi :pff: ) et puis, il y a 4-5 ans je reçois une pub des éditions Atlas, ils sortaient l'intégrale des Pieds Nickelés :fonsde: :fonsde: :fonsde: Là, j'ai dégainé le bon de commande et je les ai tous en version reliée ...Le Graal pour moi lol ;)

_________________
C'est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous.....


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: Mar 12 Juin 2018 20:38 
Hors ligne
Forumeur
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam 16 Jan 2010 12:09
Messages: 14891
Moi aussi j'adore les traits de Pellos, il savait en plus vachement bien caricaturer les sportifs et autres personnages politiques de l'époque.
Ah, je rêverais de posséder un dessin original de Pellos, qui sais un jour sur une vente aux enchères où dans un boutique spécialisé... :pouce:
Mon père m’emmenait à Paris, rue de Dunkerque", là ou on pouvait quasiment tous les trouver. ;)

_________________
Numéro 535!


Haut
 Profil  
 
MessagePosté: Mar 12 Juin 2018 20:39 
Hors ligne
Forumeur
Avatar de l’utilisateur

Inscription: Sam 16 Jan 2010 12:09
Messages: 14891
A Montlhery...

"Kougar Sport."

Image

Image

"La maison coloniale."

Patrie incontestée du "kit car", la Grande Bretagne abrite sur son île un nombre incalculable d'irréductibles artisans capable de transformer une citrouille en un majestueux carrosse. Il faut dire que les autorités leur offrent une liberté quasi totale pour les homologuer. Mettez quatre roues à un bidet, un moteur de tondeuse et si vous l'équipez de feux, d'une plaque d'immatriculation et d'un rétroviseur, à vous le plaisir de partir en vacances à califourchon en toute légalité avec le fameux "V5", la carte grise Anglaise.
Bon, je force le trait...mais à peine. Ah, heureux pays quand même, on comprends ainsi mieux pourquoi c'est ici, sur ce bout de terre humide, que sont fabriqués les voitures les plus délirantes et étonnantes au monde.
Royaume du "kit car", les sociétés ont proliféré depuis des lustres. Un kit car, c'est comme son nom l'indique une voiture en kit. Deux formules au choix dans la majorité des cas. Soit on achète la voiture déjà construite clé en mains, soit on repart avec les pièces détachées sur une remorque et on attends les beaux jours (soit une dizaine par ans...oh, je rigole!) pour l'assembler dans son jardin avec plus où moins de réussite. Et en général, on a même le choix de la mécanique, tout s'adapte où presque sur n'importe quoi, une Lamborghini Countach avec un trois cylindres de Peugeot 107, why not? Et puis on sais les Anglais économes, les "kit car" ont l'avantage d'avoir des taxes moins élevées, ce qui fait encore baisser leur prix de vente.
Rick Stevens est l'un de ces habile bricoleur passionné d'automobiles, dans les années 70, le voilà avec une triste Jaguar S-Type en fin de vie mais le beau félin sur le déclin possède encore des organes sauvable. C'est à partir de là qu'il se lance dans la fabrication d'une voiture de sport utilisant son moteur et ses trains roulants. Son inspiratrice sera la Healey Silvesrtone du début des années 50 et la Frazer Nash d'avant guerre, des modèles qu'il trouve irrésistible, on le comprends. Son travail est récompensé car la voiture correspond parfaitement à ce qu'il désirait. De là il n'a plus qu'une idée en tête, la proposer au public et comme la législation est "open", il se lance.
En 1976, celle qu'il va nommer Kougar voit le jour, un autre félin qui possède un cœur de Jaguar, il règne alors une ambiance de savane Africaine dans cette partie de l'East Sussex Britannique. Deux hommes lui ont apportés un soutien financier car eux aussi croient au succès de ce "kit car" aux dessous chics, Dick Crosthwaite et John Gardiner.
Kougar Cars lance ses premiers modèles la même année, cette première automobile se nomme tout simplement Sport. Sa ligne est celle voulue par son créateur, un style rétro de cigare sur roues avec des ailes apparentes détachées très marquées. Si la recette semble simple dit comme ceci, Rick Stevens met un point d'honneur à livrer des voitures à la finition haut de gamme et au dessin fort soigné. La calandre est très étirée vers l'avant, cet élément chromé est à lui seul un véritable bijou qui en dit long sur la qualité de cette réplique de haut vol loin d'un énième bidouillage pompé sur la Lotus Seven. Des ailes superbement dessinées et allongées habillent le grand capot percé de multiples crevées d'évacuation d'air permettant l'évacuation des calories. Un pare-brise fixé sur un support en inox apporte une autre touche vintage à souhait. Pas de portes, une large échancrure facilite l'accès à bord mais à condition de ne pas se brûler sur l'échappement latéral qui vous gratifiera d'un superbe tatouage si vous omettez son ardente présence.
La poupe en forme de pointe fait écho aux ailes qui en reprennent le sculptural galbe. Sur certains modèles comme ici, une malle ouvrante a été crée mais l'ajout d'une véronique chromée s'avère indispensable pour affirmer son look années 40. Tous les éléments de carrosserie sont réalisés en matériaux composites, si c'est moins noble que de l'aluminium, c'est aussi bien moins onéreux et beaucoup plus léger. Mais des signes ne trompent pas sur le fait qu'elle soit en réalité une réplique contemporaine à l'image des larges pneumatiques où encore des trains roulants évolués.
Si à bord la présentation est simple, la finition à fait l'objet d'une attention rare sur ce type de fabrication. La planche de bord est faite en aluminium bouchonné dans le quel prennent place des compteurs "Smith" issus de chez Jaguar. Du joli cuir habille les sièges mais aussi la partie basse de la planche de bord et aussi les garnitures divers ainsi que des pochettes servant d'espace de rangement primaire. Là encore avec une moquette généreuse, on est bien loin d'un rustique et radical sol en aluminium de Caterham. La Kougar Sport, un fauve propre sur lui.
C'est le six cylindres en ligne "XK" Jaguar qui anime la bête, une mécanique on ne peut plus noble et bien du pays. On le trouve en version 3.8 et 4.2 litres. Mais rien n'est figé et il était aussi possible d'installer le fameux V8 Rover qui est à l'origine un bloc Buick.
Il sera fabriqué environ 800 modèles mais il est bien compliqué de savoir le nombre exact e réalité entre les modèles vendus montés et ceux en kit. Aucun ne doit être absolument identique mais tous doivent offrir un plaisir de conduite extraordinaire. Sorte de Lotus Seven haut de gamme, la bestiole est rare, surtout en France. En 1990 Kougar Cars ferme définitivement ses portes après avoir aussi vendu un autre modèle très différent, la Monza. En revanche cette dernière aura beaucoup moins de succès et bien moins courante que la Sport.
Le modèle exposé ici est doté de ce qui est sans doute la meilleure mécanique, le bloc Jaguar XK 4.2 litres qui sort environ 200 chevaux. Pesant moins d'une tonne, elle offrait sans aucun doute l'un des meilleur rapport prix/plaisir de l'époque. Fan de la Lotus Seven mais aussi de ses multiples répliques, vous comprendrez vite que j'ai flashé pour cette auto quasi inconnue mais qui méritait largement les faveurs de ces quelques lignes.

Image

Image

Image

Image

Image

Image

_________________
Numéro 535!


Haut
 Profil  
 
Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 3561 messages ]  Aller à la page Précédente  1 ... 70, 71, 72, 73, 74, 75, 76 ... 238  Suivante

Heures au format UTC + 1 heure [ Heure d’été ]


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 2 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Rechercher:
Aller à:  
Powered by phpBB® Forum Software © phpBB Group
Traduction par: phpBB-fr.com